Olivier Terral développe un travail plastique qui interroge les relations entre forme, couleur, image et systèmes de représentation, en croisant peinture, numérique et dispositifs participatifs.
Les débuts : Les « Demoiselles »
Il débute sa pratique avec la série des « Demoiselles », influencée par Joan Miró, Alexander Calder et Henri Matisse. Dès ses études, il peint dans sa chambre en s'appuyant sur un principe simple : un geste spontané, un trait initial, puis une organisation progressive de la surface par la couleur.
Cette première recherche autour de la figure féminine abstraite explore les courbes, les superpositions et la construction de plans visuels. Il observe très tôt que l'abstraction produit des effets de profondeur inattendus, générés par la multiplication des couches de formes et de nuances.
Olivier Terral développe un travail plastique qui interroge les relations entre forme, couleur, image et systèmes de représentation, en croisant peinture, numérique et dispositifs participatifs.
Les débuts : Les « Demoiselles »
Il débute sa pratique avec la série des « Demoiselles », influencée par Joan Miró, Alexander Calder et Henri Matisse. Dès ses études, il peint dans sa chambre en s'appuyant sur un principe simple : un geste spontané, un trait initial, puis une organisation progressive de la surface par la couleur.
Cette première recherche autour de la figure féminine abstraite explore les courbes, les superpositions et la construction de plans visuels. Il observe très tôt que l'abstraction produit des effets de profondeur inattendus, générés par la multiplication des couches de formes et de nuances.
Il développe alors une pratique nomade, peignant sur des supports détournés comme des livres scolaires de géométrie, transformés en espaces de travail portatifs.
Le tournant numérique : « Puzzle numériques »
À la fin des années 1990, avec l'arrivée d'Internet et la diffusion des images numériques, il entreprend de créer son propre site. Cette confrontation avec l'image digitale l'amène à réfléchir à la structure du pixel.
Il observe que l'image numérique est constituée d'unités carrées, rapprochant ce principe de celui du puzzle. De cette analogie naît la série des « Puzzle numériques ».
Ce travail marque un tournant : l'intégration de l'outil informatique dans le processus de création devient centrale. L'artiste interroge alors les passages entre virtuel et réel, et la possibilité de transposer des logiques numériques dans des objets physiques.
Il développe des œuvres à lecture multiple, jouant sur la distance et le point de vue du spectateur. La mosaïque, le pixel art et des variations autour de structures répétitives prolongent cette recherche.
Répétition et fragmentation : « Anonymes de l'éternel »
Avec la série des « Anonymes de l'éternel » et ses explorations du pixel, il poursuit une réflexion sur la répétition et la fragmentation de l'image. Il expérimente également le principe du copier-coller infini, qui donne naissance aux « Demoiselles numériques ».
Progressivement, il considère que le numérique ne modifie pas seulement les outils de création, mais aussi la relation entre l'œuvre et son spectateur : l'image devient évolutive, accessible, et susceptible d'être enrichie dans le temps.
Identité biométrique : « Dernière empreinte »
À partir de 2005, dans un contexte où les médias diffusent largement l'arrivée des passeports biométriques et des systèmes d'identification numérique, il s'intéresse aux nouvelles formes de représentation de l'identité.
Empreintes digitales et photographies d'identité deviennent des matériaux de recherche pour la série « Identité biométrique », dans laquelle il transforme les codes administratifs en portraits plastiques.
Il poursuit ensuite cette réflexion avec la série « Dernière empreinte », inspirée des vanités, qui propose une représentation universelle du corps et de sa disparition symbolique.
En 2010, il cesse temporairement la peinture pour se consacrer à des œuvres participatives.
Le retour à la peinture : Nouvelles séries
Quelques années plus tard, un nouveau contexte personnel le conduit à reprendre la peinture. Il choisit alors une approche plus directe, travaillant à l'index, sur des formats plus réduits.
Il revient d'abord au noir et blanc, puis réintroduit progressivement la couleur.
De nouvelles séries apparaissent : « Ma forêt des âmes », « Corps », « Ciel », « Espace », « Option optique » et « Photos de famille ». Chacune explore une tension entre figuration et abstraction, entre mémoire et perception.
Au fil du temps, son travail évolue vers une transformation de l'image elle-même : plutôt que de représenter fidèlement le réel, il en fragmente la perception, jouant sur la distance, la lisibilité et la disparition progressive des formes. Plus le regard s'éloigne, plus l'image se recompose, inversant ainsi les logiques habituelles de perception.